La femme dans la guerre au Liban. Par: Hiam Mouannès

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Hiam Mouannès

Maître de Conférences de Droit public

Institut Maurice Hauriou

Vice-présidente de l'Université

 

La femme dans la guerre du 13 avril 1975 au Liban

 

Parler de la femme dans la guerre au Liban conduit à livrer la plus profonde identité du Liban et révéler le secret de sa force. La femme dans la guerre ne se bat pas pour la parité, ni pour la promotion de la femme en tant que genre et dans l’absolu. Elle ne se bat pas non plus en faveur ou contre le mariage civil, et encore moins en faveur ou contre le mariage pour tous. Son combat est lié à celui de son être et à l’amour qui la lie à sa terre.

Si le Liban est pour certains, « une boutique ouverte sur la mer et une fédération de confessions »[i], il est surtout « un message de liberté »[ii]. En effet, le Liban, quatre millions d’habitants, 10 452 Km², entouré au Sud d’Israël, au Nord et à l’Est de la Syrie, existe toujours ! Meurtri, mais vivant. Atteint tous les jours dans sa souveraineté et son indépendance, et néanmoins toujours République démocratique et terre d’asile.

Terre pacifique et de haute culture[iii], le Liban n’a jamais alimenté la haine, eu la prétention de disputer une frontière ou jouer de la sécurité de ses puissants voisins. Depuis qu’il existe, les guerres se sont, de manière récurrente, imposées à lui et à son peuple. Et lui, n’a pas changé d’option.

Plus proche de notre temps, l’accord général d’armistice du 23 mars 1949[iv] réaffirmant l’attachement des Nations unies à l’intégrité territoriale, à la souveraineté et à l’indépendance politique du Liban à l’intérieur de ses frontières internationalement reconnues, n’a pas épargné le Liban de quinze années de guerre[v]. Du 13 avril 1975 jusqu’en 1990, ce pays s’est vu précipité dans quinze années de peur, de larmes, de douleurs, de deuil et de ruines. Mais ce furent aussi quinze années de courage et de résistance.

En 2000, Israël se retire du Sud Liban qu’elle occupait depuis 1978 au nom de la sécurité de ses frontières.

En 2005, ce sont les 35000 soldats syriens occupant le Liban depuis 1976 qui sont reconduits aux frontières libanaises par la force du drapeau et le courage des un million et demi de libanais (hommes et femmes) rassemblés sur la place des Martyrs et scandant « la Syrie dehors ! ». Le Liban est aujourd’hui encore tragiquement à l’affut de la restauration de sa souveraineté. Il se heurte encore à la faillite de son Gouvernement, au vide institutionnel et à la priorisation des objectifs la Communauté internationale.

En proie aux velléités hydrauliques, politiques et stratégiques de ses puissants voisins (Israël et la Syrie), en proie à leur désir d’exporter leurs belligérances au Liban, le Liban, jadis formidable carrefour entre l’Orient et l’Occident, est devenu un souffre douleur. Les Libanais, meurtris, portent néanmoins inlassablement le flambeau de la liberté.

Hier c’était aux réfugiés palestiniens qu’il a ouvert couvents et écoles avant que les organisations palestiniennes ne le trahissent, formant un Etat dans l’Etat libanais, brisant l’unité nationale et transformant le Liban en camp d’entraînement militaire en vue de libérer les territoires annexés par Israël[vi]. Hier, le régime des deux Assad (Hafez et Bachar) s’était en vain employé à le détruire pour l’absorber. Aujourd’hui, comme hier, le Liban est du côté de la justice. C’est ainsi qu’il accueille tout naturellement les réfugiés syriens pour leur offrir couverture, pain, protection et un souffle de liberté.

Le secret de la survie du Liban est dans la foi et la force puisée dans le plus for intérieur de la femme. La femme, moitié de l’humanité, est, au Liban, au plus profond de l’âme du pays du Cèdre. Elle est, avec son aïeul, son père, son frère, son époux, son fils et son petit-fils, la colonne vertébrale de la famille et le cœur battant de la nation. Lorsque les ennemis des libertés s’acharnent, la femme aussi se défend, à sa manière et avec ses propres armes.

La femme n’a certes pas été au premier plan pendant la guerre et ce n’est d’ailleurs pas le sujet, mais elle y a joué un rôle essentiel. Elle était dans la défense. Elle était aussi dans la construction.

 

I-               La femme dans la défense

Lorsque la guerre a éclaté ce jour du 13 avril 1975, deux questions étaient en toute évidence dans le subconscient de chacun : Que dois-je faire ? Que puis-je faire ?

Ils étaient garçons et filles, pères et mères et grands-parents. A ce moment précis de l’Histoire, nul n’a distingué les femmes des hommes pour faire le tri et répartir les missions. Chaque personne, selon son environnement familial et culturel, sa perception des évènements, son ressentiment au plus profond d’elle-même, allait là où son devoir l’attendait. La femme était aussi de ce combat pour protéger la dignité des siens et défendre la liberté.

 

A)   Protection des siens pour la dignité d’un peuple

Comme tous les civils libanais, la femme s’est inquiétée du sentiment brusque d’insécurité. Comme les autres, elle avait peur de la mort qui guettait. Elle a, dès les premiers jours de la guerre de 1975, usé de toute sa foi pour protéger ceux qu’elle aime. La sécurité dont il s’est agi, n’était pas nécessairement la sienne propre, physique et immédiate mais celle de sa famille, de la dignité de son peuple et de l’identité de son pays, terre de dialogue des cultures et des civilisations.

La dignité de la personne humaine est un principe général intrinsèquement lié à la protection des droits de l’homme. Sa reconnaissance est considérée par le préambule de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948[vii] comme « inhérente à tous les membres de la famille humaine ». Elle « constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde ». Le droit à la sécurité demeure néanmoins une condition préalable à la dignité et au libre développement de la personnalité (art. 22 DUDH 1948)[viii].

La guerre de 1975 a fait surgir des mémoires, non les textes internationaux, mais l’héritage des ancêtres se battant en leur temps pour leur sécurité, l’indépendance et la perpétuité de leur pays. La dignité ainsi itérativement piétinée ne pouvait laisser le Libanais impassible. L’engagement de la femme dans cette triste guerre était donc tout à fait naturel comme ne l’était guère l’impuissance de l’Etat à déployer son autorité sur toutes les parcelles du territoire.

L’engagement de la femme s’est inscrit dans ce rôle primordial de défendre la dignité humaine en protégeant d’abord l’essentiel, c’est-à-dire sa propre famille. Lorsque, accompagnant son ou ses enfants à l’école, elle était surprise par les bombardements, la femme transformait son corps en bouclier pour protéger la chair de sa chair. Lorsqu’elle se terrait dans un abri de fortune avec ses propres enfants, les enfants des autres ou des personnes dont les années pesaient déjà trop lourd sur leurs épaules, ou lorsqu’elle portait les armes, la femme dans la guerre au Liban refusait l’aliénation.

Lorsqu’à la lueur d’une bougie elle faisait faire les devoirs à son ou ses enfants, elle leur inculquait le sens de la dignité et l’espoir dans l’avenir. Lorsqu’elle cuisinait pour sa famille voire pour les voisins et plus encore, la femme n’était pas « cantonnée » à une tâche domestique. Elle n’assurait pas seulement une « activité » de survie dans le but de mettre les plus vulnérables à l’abri du besoin. Elle était dans « l’acte » de résistance. Elle rassurait, elle était debout, elle combattait.

Certaines femmes avaient leur ligne de défense dans les cliniques et hôpitaux. Recevoir, soigner et opérer des blessés tous les jours plus nombreux, n’étaient pas alors un « métier » à proprement parler. Il s’agissait d’actes de protection de l’intégrité de la personne humaine.

Si la femme combattante faisait directement don de sa vie, la femme chirurgien, anesthésiste, médecin, infirmière, aide soignante ou personnel administratif dans un établissement de santé, faisait face à la fragilité du corps humain, à sa vulnérabilité et à la brusque finitude. Sa résistance à elle consistait à sauver la vie.

Elle a dû souvent annoncer des drames et affronter la douleur des familles. Des fois, elle était elle-même frappée par le drame lorsqu’un des blessés ou corps sans vie était des siens. La femme personnel médical, comme ses collègues hommes, ne fuyait pas ses lieux de mission. Certes, elle aurait désiré être bien à l’abri et à côté des siens immédiats. Mais son devoir la réclamait ici à ce moment là. En effet, comment aurait-elle pu opter pour sa propre sécurité pendant que, un jour de fort bombardement, elle voit transportée une famille entière, le père et la mère ainsi que leurs enfants, tous décédés sauf la plus jeune, fille de le guerre, enfant de quatre ans, grièvement blessée, devenue paraplégique et sans vue. Parce que ces drames ne résultaient pas des accidents de la vie ordinaire, chacun des gestes de ce personnel médical, femme dans la guerre, emplie de compassion et de respect, était un pas d’autant plus substantiel dans la préservation de la dignité de la personne humaine.

La protection des siens et le respect de la dignité était aussi le leitmotiv de la femme qui a choisi de prendre les armes. Il est vrai que les affrontements ne concernaient pas toutes les régions du Liban ni tous les quartiers de Beyrouth. Rester à l’abri dans le confort et la chaleur familiale aurait pu donc être un choix légitime. Une mère est en effet dans son parfait rôle d’empêcher son ou ses enfants d’aller à la guerre. Aucune mère ne veut pleurer son enfant. Ce n’est pas l’ordre naturel des choses. Mais pour la femme qui a choisi le combat armé, l’enjeu était justement cela, empêcher qu’une mère ait à pleurer son enfant. Aussi, sa propre situation sociale et familiale et son lieu de domicile importaient peu. Pour elle, son devoir lui interdisait de laisser périr les autres, juste parce que, hasard de la vie et manque de chance, ceux-ci résidaient à proximité des lignes de démarcation. Dans son esprit à elle, les habitants, déjà fort exposés directement aux balles et aux bombes ennemies, n’avaient pas à prendre, seuls, la charge de la défense de tous. Pour la femme-résistante, il était impensable de se terrer « le temps que cela passe ».

 

B)    Défense des libertés pour La liberté

La Constitution libanaise reflète, à certains égards, la place et le sens de la liberté dans la culture, l’histoire et l’ordre juridique interne. Le 1er alinéa du préambule indique l’une des libertés non négociables : « Le Liban est une patrie […] libre […] ». Le préambule sacralise ensuite, par renvoi, l’article 1er de la DUDH de 1948 : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits ». Enfin, dans le corps de la Constitution, une place conséquente est consacrée aux libertés individuelles (art. 7-C), à la liberté de conscience (art. 9-C), d’exercice de la religion (art. 9-C) ou de pensée (art. 13-C).

Il y aurait comme un lien de cause à effet, inscrit dans la Constitution mais aussi dans l’inconscient collectif des Libanais, entre la liberté du Liban, « Patrie définitive pour tous ses fils » (al. A du préambule) et les autres libertés. Le Liban, libre, est une condition de la liberté de son peuple. Aussi, la liberté individuelle, la liberté de pensée, la liberté de religion et d’enseignement, le dialogue des cultures et des civilisations, n’ont de sens que si le Liban est lui-même libre. Voir son pays piétiné par les ennemis des libertés, a ainsi instinctivement poussé la femme libanaise à porter le flambeau.

Elle ne l’aurait certainement pas fait si l’Etat et l’armée s’en étaient chargés. C’est face à la faillite des institutions, qu’elle a, à sa manière, voulu prendre part à l’effort collectif pour relever le légitime défi posé à l’article 28 de la DUDH de 1948 reconnaissant que « Toute personne a droit à ce que règne, […] un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet ». Aussi, la mère qui voyait sa fille, fusil à l’épaule, partir au combat comprenait cet engagement. Cette mère, ainsi que d’autres, prenaient à leur tour des risques lorsqu’il fallait chercher des nouvelles de leurs enfants au combat ou lorsqu’elles se sentaient assez fortes pour apporter ravitaillement et autres besoins matériels aux combattants dans les endroits les plus dangereux de Beyrouth ou du Jabal Lebnen.

La femme dans la guerre au Liban menait quelques fois son combat sur plusieurs fronts. Elle était sur les lignes à côté de ses compagnons, mais elle poursuivait également ses études ou sa profession. C’est une vision très juste de la liberté. Exposée au risque de mourir pour les libertés, ne la dispensait point d’espérer survivre à la guerre. Dans ce cas, il ne fallait surtout pas sombrer, le « jour d’après », dans l’aliénation sociale et économique. Défendre les autres ne l’empêchait pas, en cas de survie, d’entrouvrir pour elle, une porte vers sa propre liberté.

Le combat, pour certaines femmes dans la guerre, passaient par la liberté d’expression. Droit fondamental reconnu par l’article 19 de la DUDH de 1948, celui-ci s’impose y compris et surtout en temps de guerre. C’est ainsi que l’entendaient les journalistes libanais. Parmi eux, une femme a défié les ennemis les plus redoutables et les a vaincus pour faire vivre ce droit existentiel. Amputée d’une jambe et d’un bras par un attentat qui la visait un malheureux jour du 25 septembre 2005, May Chidiac est devenue, par sa foi et son courage, symbole de l’invincible liberté du peuple libanais.

 

II-             La femme dans la construction

La femme libanaise, mère et épouse, est fière de ce double rôle, naturel. L’on se trompe à dire qu’« elle est réduite à » ou « enfermée dans » ce statut. Par ce miracle, la femme se trouve au cœur de la vie. C’est elle qui perpétue, c’est elle qui transmet, c’est elle qui se révolte, c’est elle qui adoucit et c’est elle qui construit.

La guerre a bien sûr vulnérabilisé la femme mais elle l’a aussi forgée. Elle l’a émancipé et lui a fait prendre conscience des infinies ressources dans lesquelles elle peut puiser dans les moments les plus difficiles ou dramatiques. Elle lui a révélé l’importance de sa fragilité et de sa féminité mais aussi de sa force et de son courage dans la construction.

 

A)   La construction de la vie humaine

L’objectif indiqué dans le rapport du Secrétaire Général de l’ONU du 27 mars 2000[ix], et consistant à favoriser de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande n’aurait en rien changé les préoccupations de la femme dans la guerre. En effet, dans une guerre, la mort s’infiltre. Elle ne distingue pas les femmes des hommes ni les enfants des adultes ni les innocents des criminels. En cela, c’était d’abord la vie stricto sensu qu’il fallait construire.

La vie -son sens, son importance et sa valeur- est devenue un des défis que la femme libanaise estimait de son devoir de relever pendant cette triste guerre imposée au Liban un jour du 13 avril 1975. Préserver la vie, aimer, rire, partager, continuer à construire des rêves, ne pas voir le jour noirci avant qu’il ne soit terminé, étaient le lot de toute femme pendant la guerre.

Toutes les mères qui ont dû porter le deuil de l’un et quelques fois de plusieurs de leurs enfants exprimaient rarement des sentiments de haine. Leurs larmes et leur colère étaient emplies d’une foi infinie. Portées par la vie, celle-ci devait absolument triompher.

Une mère, restée des mois durant, nuit et jour, au chevet de son fils gravement blessé ne pleurait qu’en silence, par pudeur et par respect pour les autres mères, enfants ou épouses, dont la douleur était peut-être plus grande.

Veuve de guerre ou handicapée, réfugiée dans son propre pays ou déplacée, les perspectives de la femme dans la guerre au Liban ne variaient pas. Il fallait se battre pour construire ou reconstruire la vie et ne courber la tête que devant le Très Haut.

Celle qui échappait aux blessures physiques n’était pas pour autant moins vulnérable. Elle s’employait pourtant à défier le chaos en menant, même par intermittence, une vie presque normale. Envoyer les enfants à l’école, poursuivre ses études ou continuer à travailler, étaient pour la mère, l’étudiante, l’employée, l’adolescente ou la famille, une arme de construction massive.

Continuer à célébrer les mariages, féliciter la femme enceinte, fêter une naissance et exprimer sa joie à l’apparition des dents de lait, ont été, pendant la guerre, vécus comme des hymnes à la vie. Toutes critiques reprochant aux Libanaises de ne pas avoir joué un rôle de premier plan au niveau de la prise de décision pendant la guerre[x] sont déplacées et sans pertinence. Le but ultime n’est pas, dans la guerre, d’atteindre l’égalité des sexes. Sa résistance, la femme l’avait inscrite dans le rôle qui lui sied par ses capacités, ses convictions, son caractère, ses hautes et nobles perspectives. Le but ultime était de contribuer à la construction de la paix.

 

B)    L’édification d’une paix durable

L’édifice de la paix et de la cohésion sociale tient sur les épaules de la femme aussi. Colonne vertébrale de la famille, elle contribue à l’éducation et à la transmission du devoir naturel de chacun de promouvoir la paix. Les contraintes traditionnelles et religieuses qui pesaient et pèsent, au Liban, sur la société en générale et sur la femme en particulier, n’ont pas été un obstacle à la conscientisation de la société sur le rôle décisif de chacun, donc de la femme, dans la construction et le rayonnement de son pays.

Or, par définition, une guerre -de quinze ans au surplus- provoque une dégradation des domaines sociaux, économiques et culturels[xi]. Certains repères et valeurs structurants sont également par définition affectés par la violence de la guerre. D’ailleurs, la violence, qu’elle soit sociale, économique ou conjugale, prend une autre dimension pendant la guerre. La guerre couve et amplifie toutes sortes de monstruosités. Cet état de fait, commun à toutes les guerres, n’avait cependant pas anéanti la foi de la femme libanaise. Avec des ressources insoupçonnables, dû probablement à la profondeur de ses douleurs, elle a parié sur la paix.

C’est la raison pour laquelle la femme dans la guerre au Liban a misé sur l’instruction et l’éducation, ennemis redoutables des geôliers de toutes sortes. Ni les écoles ni les universités n’ont fermé leur porte, sauf exceptionnellement, les jours de grands bombardements. La mère a donc continué à instruire ses enfants pour les nourrir aux valeurs sûres, à la « foi(s) » humaines et humanistes. L’étudiante a persévéré dans ses études en vue de construire l’unique richesse insusceptible de spoliation ou de destruction. L’institutrice, l’enseignante ou l’enseignante-chercheur n’ont pas non plus failli à leur mission de bâtisseurs. C’est le secret de la richesse du Liban, « raccourci de l’aventure humaine »[xii].



[i] Kamal Joumblatt, L’Orient du 10 février 1960.

[ii] Expression de Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II dans sa lettre adressée en octobre 1989 à tous les évêques de l’Eglise catholique et réitérée lors de sa visite au Liban les 10 et 11 mai 1997 : « La disparition du Liban serait sans aucun doute l’un des plus grands remords du monde. […] le Liban est plus qu’un pays, c’est un message de liberté et un exemple de pluralisme pour l’Orient comme pour l’Occident ».

[iii] Jean-Yves de Cara, Préface de l’ouvrage de Fady Fadel, L’action du Conseil de sécurité au Liban-Sud (1948-1986), Mouvement oscillatoire entre les chapitres 6 et 7 de la Charte de l’ONU, Editions de l’Université Antonine, 2007, p. 15.

[iv] Recueil des traités de l’ONU, vol. 42, n° 665, p 287.

[v] Jean-Yves de Cara, Préface de l’ouvrage de Fady Fadel, L’action du Conseil de sécurité au Liban-Sud (1948-1986), Mouvement oscillatoire entre les chapitres 6 et 7 de la Charte de l’ONU, Editions de l’Université Antonine, 2007, p. 16.

[vi] Cf. Les accords de Camp David du 3 novembre 1969.

[vii] Ici, DUDH de 1948.

[viii] Le rapport de l’ONU de 2003 a d’ailleurs été consacré à « La sécurité maintenant ».

[ix] Rapport du SG de l’ONU du 27 mars 2000, Nous, les peuples : le rôle des Nations unies au XXIe siècle, p. 43.

[x] Lire par exemple Sahar Al Attar dans « Les femmes libanaises au premier plan en temps de guerre » (Babel Méd.net, 16 mai 2008).

[xi] Cf. Amane Kabbara Chaarani, Les femmes et l’égalité des chances dans le domaine de l’éducation, rapport de la Commission nationale libanaise pour l’Unesco : Les droits des femmes au Liban : Situation et perspectives dans le cadre de la construction nationale, Beyrouth, Liban, 29-31 mars 1993, p. 36.

[xii] Selon l’expression d’Amine Maalouf, écrivain libanais et membre de l’Académie française, auteur de « Le rocher de Tanios ».


Hiam Mouannès

Maître de Conférences de Droit public

Institut Maurice Hauriou

Vice-présidente de l'Université

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