Beyrouth classée ville la plus chère au Moyen-Orient

Le dernier rapport de Global Property Guide indique, sans surprise, que la capitale libanaise est l’une des plus chères de la région, en termes de prix d’achat d’un appartement de 150 mètres carrés comme sur le plan des loyers – qui s’élèvent en moyenne à plus de 1 600 dollars par mois.

Dans son rapport annuel portant sur les dernières tendances de l’investissement immobilier dans le monde, le site spécialisé Global Property Guide a indiqué que Beyrouth a occupé en 2012 la 46e position sur 94 marchés recensés – en termes de prix relatifs à un appartement de 150 mètres carrés.

En moyenne, le prix d’un appartement à Beyrouth se situait en 2012 autour de 3 591 dollars le mètre carré, a indiqué ce rapport, cité par le Lebanon this Week de Byblos Bank.

Beyrouth a également été classée 16e sur 83 marchés immobiliers en termes de prix d’un appartement par rapport à son loyer (ratio price-to-rent ou prix-loyer), et première de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA). Ce ratio traduit les années de loyer requises pour être en mesure d’acquérir une propriété immobilière – soit 28 ans pour récupérer à Beyrouth le prix d’achat d’un 150 mètres carrés, un ratio similaire à celui de Prague, contre une moyenne régionale de 16,4 années.

Toujours sur le plan des loyers, le rapport a indiqué que la capitale libanaise est également arrivée seconde au classement de cherté des loyers, pratiqués sur une base mensuelle, et 48e au classement mondial, devant Nairobi au Kenya et Managua au Nicaragua, mais derrière Prague et Panama City. En moyenne, le loyer d’un appartement de 150 mètres carrés s’élève à 1 623 dollars/mois, a noté le rapport.

Prix moyen d’un appartement à Beyrouth : 34 fois le PIB par habitant.

Beyrouth était également en seconde position au classement des pays arabes en ce qui concerne le ratio du prix moyen par appartement sur le produit intérieur brut (PIB) par habitant. En effet, le prix moyen d’un appartement à Beyrouth représente 34 fois le PIB par habitant du Liban – et en fait la deuxième ville la plus chère sur cinq pays de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, derrière le Maroc (66 fois le PIB) et devant la Jordanie (29 fois), l’Égypte (28 fois) et les Émirats arabes unis (6 fois). En comparaison, le ratio moyen de la région s’établit autour de 33 fois le PIB par habitant.

Il convient de noter que le prix au mètre carré d’un appartement au centre-ville de Beyrouth s’établit, lui, à un prix oscillant entre 4 200 et 6 800 dollars, contre 1 200 dollars en 2004, a relevé le rapport.

À l’échelle mondiale, les prix d’un appartement sur Beyrouth étaient plus chers qu’à Auckland, en Nouvelle-Zélande, ou à Ljubljana, en Slovénie, mais inférieurs à ceux affichés dans la capitale maltaise, La Valette, a indiqué le rapport.

En termes de Gross Rental Yield, ou GRY, Beyrouth est arrivée en 66e position sur 83 marchés recensés, et dernière parmi les pays arabes avec 3,6 %, contre une moyenne régionale de 6,8 %, a indiqué le rapport, rappelant que le GRY, chiffre-clé pour les investisseurs, représente le retour sur investissement immobilier avant taxation, frais de maintenance et autres coûts. « Or celui-ci est passé, pour Beyrouth, de 10 à 11 % en 2006 à 2,7 à 3,6 % aujourd’hui, a mis en garde Global Property Guide. Des prix immobiliers élevés et des GRY bas ne peuvent pas être maintenus sur le long terme. » De fait, la notation GRY de Beyrouth a été revue à la baisse, le site la ramenant en 2012 à la catégorie « très mauvais » (very poor), contre « mauvais » (poor) en 2011.

Globalement, le GRY moyen beyrouthin est arrivé devant Prague ou encore Limassol, et légèrement derrière Moscou, Toronto et Vienne.

 

Source: L'orient Le Jour


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